Date

14.09.2018

Art Handoff ouvre son journal

Art Handoff Annette Messager
Annette Messager, Discours amoureux, 2017.
Gloves and pencils, 115 x 180 x 12 cm

Actuellement le numérique permet une diffusion dématérialisée de l’art, élargie au-delà même des territoires. Si la musique, la photographie, la littérature et le cinéma ont très largement trouvés leur place dans notre quotidien, facilitée par le développement de leurs supports techniques, les arts dits plastiques quand à eux sont encore peu démocratisés dans l’espace privé. Et quand bien même les reproductions d’oeuvres sont instantanément accessibles, aussi qualitatives soit-elles, elles ne peuvent rendre compte de la réalité totale d’une oeuvre.

En effet la contrainte technique peut être un frein mais le constat est là, les oeuvres originales (peintures, sculptures, etc) ne franchissent encore que trop peu le seuil de nos habitations. De plus les règles du marché de l’art, par leurs opacités, peuvent dissuader des amateurs passionnés et collectionneurs en puissance, désireux de vivre au plus prés d’oeuvres d’art. Alors comment faire ?

Jusqu’à maintenant, seules les reproductions étaient à la disposition de la jouissance de l’amateur. Alors pourquoi ne pas franchir un nouveau cap, relancer les dés et faire entrer simplement des originaux chez soi sans avoir besoin de les posséder ? Comment intensifier le rôle de « passeur » du collectionneur et son pouvoir de transmission des oeuvres d’art ?

 

L’ITINÉRANCE DE L’ART OU QUAND L’OEUVRE VA À SON PUBLIC

C’est pourquoi nous sommes très heureux d’ouvrir un premier cycle de chroniques sur l’itinérance de l’art, ce sujet qui fait l’ADN du projet Art Handoff, avec notre volonté d’insuffler du mouvement dans la diffusion de l’art par un biais nouveau, et ainsi d’en étendre et d’en assouplir les possibilités. Ce désir de faire venir l’oeuvre à son public, que l’art puisse se partager réellement, peut paraître utopique mais cet idéal a pourtant traversé différentes époques de l’histoire de l’art.

Ainsi nous vous proposons une traversée dans ce qui constitue l’héritage d’un tel projet. De l’itinérance des pratiques artistiques des graffeurs en passant par les « artistes de la marche », ou bien encore de l’importance de la photographie mais également des galeries et expositions itinérantes dans la diffusion de l’art, nous allons remonter le fil du temps et nous arrêter sur ces jalons historiques ainsi que sur quelques figures emblématiques qui ont empruntés cette direction et ont permis à l’art d’inventer sans cesse son mouvement.

Pas besoin de billet pour prendre la direction, le vendredi 21 septembre, de l’histoire du graffiti avec un focus sur ses moyens de diffusion mobile : les trains, métros, camions… et voir ensemble comment cet art propose de changer notre rapport à l’espace public… Ne ratez pas le départ !

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